017975 octobre 1951

Sauvée au mois de décembre 2000, cette 2 CV A du mois d’octobre 1951 est en relativement bon état en dépit de ce que montrent les photographies. Son acquéreur cherchait depuis peu de temps une 2 CV A construite avant le mois de mai 1953. Ayant été déçu par une première 2CV A de 1952, il s’est souvenu qu’un ami lui avait signalé cette 2 CV quelques années auparavant. Il s’est rendu chez son propriétaire où elle attendait toujours. Après une inspection détaillée, son vendeur se rend bien compte qu’il y a quand même pas mal de travail à faire dessus, et que, s’il ne la vend pas, elle risque de pourrir définitivement ici. Depuis six ans qu’elle est sans abri, elle s’est abîmée, surtout sans capote. Les dernières vignettes datent quand même de 1973, 1974 et 1975. Après quelques négociations, l’affaire est conclue. Il ne reste plus qu’à revenir avec une remorque porte-voiture pour venir l’arracher aux épines.

Les photographies ont été prises juste avant le nettoyage. Elle a bien meilleure mine à présent. La peinture gris métallisé d’origine est bien visible par endroits sous la peinture actuelle Dans l’ensemble, elle a été peu transformée hormis le montage de clignotants, d’un moteur 425 cm3, de trois roues plus récentes et d’un éclairage intérieur. La Plupart des pièces rares est encore là. Elle possède donc ses quatre portes à structure intérieure soudée, son capot en trois éléments avec chevrons dans l’ovale, une aile à structure angulaire, son pare-chocs avant, sa boîte de vitesse à plateaux de freins en aluminium, deux roues à voile plein et à jante Pilote à bords plats. Le moteur a été remplacé par un moteur de 2 CV AZU pour pouvoir conserver la boîte de vitesses et l’embrayage classique. La capote étant inexistante, mais toutes les pattes de fixations sont encore présentes, les garnitures intérieures sont complètement pourries. Rien n’est récupérable, bien que tous les tissus soient d’origine. La plupart des crochets de sièges avec les petits caoutchoucs ont pu être récupérés, mais malheureusement aucune lanière de coton. Les tapis de sol sont cuits mais vraisemblablement sauvables. La clé est encore sur le contact, prête à être tournée pour une nouvelle vie.

Il reste à trouver les quelques pièces manquantes, et identifier leur modèle exact pour qu’elle retrouve son strict aspect d’origine, et pouvoir commencer sa restauration. Les gros points de restauration sont le remplacement de la baie de pare-brise, des planchers latéraux, du fond de coffre, des deux tôles supérieures et inférieures du châssis, et la reconstruction de l’aile avant gauche à structure angulaire et d’un moteur 375 cm3. Par chance le gris d’origine des roues a été retrouvé au centre de l’une d’entre elles, sur la face intérieure protégée par la graisse du moyeu.

About Gérard Jaton

Professionnel du web, je mets mes compétences au service de l'Eglise réformée vaudoise (EERV). Je m'engage aussi bénévolement dans d'autres associations et organisations.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :